« L’inutile forteresse* »

Le XVIIIe siècle inaugure une nouvelle ère. La ville renoue avec la prospérité économique, en particulier grâce au commerce colonial. Les Bordelais n’éprouvent plus le besoin de se rebeller. De plus, les intendants souhaitent embellir et moderniser la cité. A partir de 1743, Tourny s’efforce d’intégrer la forteresse au reste de la ville ; il n’est pas encore question de la détruire. Des jardins sont ainsi créés, des promenades aménagées.

 Pourtant, les projets urbains se heurtent à la masse imposante du château Trompette. En effet, la forteresse gêne et entrave toute communication entre le cœur de ville et les faubourgs des Chartrons et de Saint-Seurin. Le château Trompette devient peu à peu une forteresse inutile.

Les dernières heures de la construction ont sonné. En 1773, la Ville obtient l’autorisation d’édifier une salle de spectacle, le Grand Théâtre. En 1785, des lettres patentes autorisent la vente des matériaux de démolition du château Trompette ; décision confirmée par l’Assemblée constituante le 8 juillet 1791. 

(*Intendant Dupré de Saint-Maur, Mémoire relatif à quelques projets intéressants pour la ville de Bordeaux, Bordeaux, Racle, 1782)

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