l'hôtel de Ragueneau

© Archives Bordeaux Métropole

L'hôtel de Ragueneau est l'une des plus belles demeures bordelaises du XVIIe siècle. Il a abrité les Archives municipales de Bordeaux de 1939 à 2015.


L’hôtel particulier

En 1643, Jeanne de Seurin, veuve de Pierre de Ragueneau, conseiller au parlement de Bordeaux, confie la réalisation de son hôtel à l'architecte Pierre Léglise. Il élève, à l'emplacement de deux anciennes maisons, un hôtel entre cour et jardin. Il organise le bâtiment autour d'une cour fermée par un mur de clôture muni de créneaux, destiné à affirmer le prestige de cette famille. Les travaux s’achèvent en 1656.

Un jardin avec des communs ouvrait à l'arrière sur la rue Tustal. Dans le corps de bâtiment principal se trouvaient la grande salle de réception (qui est devenue la salle de lecture) et un grand escalier conduisant aux appartements privés. Le sous-sol abritait cuisine et souillarde, deux caves pour entreposer le vin et le bois ainsi qu'un passage voûté donnant accès au puits.


A l'extérieur, l'hôtel présente un décor inspiré de motifs de la Renaissance : allèges sculptées de têtes de lions, de grappes de fruits et de fleurs, volutes autour des fenêtres et frontons couronnés de pots à fleurs et à fruits.

Au XVIIIe siècle, Joseph de Gillet, marquis de Lacaze, propriétaire des lieux, fait remplacer la clôture primitive par la galerie actuelle qui permet de circuler d'une aile à l'autre. Le portail ferme alors par des vantaux de bois.


Allèges sculptées de têtes de lions © Archives Bordeaux Métropole - <div class="description"><p>Un décor inspiré de motifs de la Renaissance comme ces allèges sculptées de têtes de lions</p></div>

Un décor inspiré de motifs de la Renaissance comme ces allèges sculptées de têtes de lions



L’acquisition par la Ville

Les salons de l'Académie © Archives Bordeaux Métropole

L’hôtel est loué de 1662 à 1679 par la Ville pour y installer la chambre de l’Edit de Guyenne.

En 1847, il est à nouveau loué par la Ville pour y installer les services centraux de l’Octroi. La Ville l’acquiert en 1860.

Après la suppression de ce service en 1928, d'importants travaux de restauration sont entrepris à partir de 1936 sous la direction de l'architecte municipal Jacques d'Welles qui dessine notamment la grille d'entrée, afin d'y installer en 1939 les Archives municipales, ainsi que  l'Académie nationale de Bordeaux et les sociétés savantes.


Des éléments décoratifs ont été ajoutés de part et d’autre de la grille d’entrée par Jacques d’Welles.


Galerie de l'hôtel de Ragueneau © Archives Bordeaux Métropole

© Archives Bordeaux Métropole

 

A droite : fronton triangulaire et  bas-reliefs ornés de putti provenant d’un ancien hôtel du cours d’Albret, détruit pour l’agrandissement de l’hôpital Saint-André.


© Archives Bordeaux Métropole

 

A gauche : ferronneries issues de différentes églises disparues (Feuillants de Bordeaux) et éléments du tombeau de la Chartreuse de l’architecte parisien Jean-Charles Bonnard (pièces en marbre, du sculpteur bordelais Quéva (1766-1850). Bonnard est l’architecte du Palais d’Orsay à Paris, détruit pendant la Commune en 1871, et remplacé par la gare d’Orsay.


 

Depuis le départ en 1976 de l’Académie, suivie par les sociétés savantes à l'hôtel Calvet, place Bardineau, les Archives municipales occupent seules le bâtiment.

L'hôtel de Ragueneau a été classé monument historique (façades sur cour, galerie et grille du portail) par arrêté du 22 mai 1964.

 



rendez-vous

  • Le plan de Monsieur Lem, Archives et art actuel
    Du 07/02/2017 au 28/04/2017

    Exposition des Archives Bordeaux Métropole du 7 février au 28 avril 2017.

    L’exposition Le plan de Monsieur Lem, Archives et art actuel, réunit les créations de 18 artistes conçues à partir d’un plan de Bordeaux de 1931. 

    En savoir plus
  • Conférence de la Mémoire de Bordeaux Métropole
    Le 26/01/2017

    Les Archives Bordeaux Métropole ont le plaisir d'accueillir une conférence organisée par la Mémoire de Bordeaux Métropole :
    Les lotissements remarquables de l'agglomération bordelaise de 1945 à nos jours
    par Christelle Floret, représentant l'association Archipage.

    En savoir plus

actualités