De l'éducation

A partir de la Révolution, l’enseignement passe sous la responsabilité de l’État. Un certain nombre de mesures ouvrent la voie à un enseignement moderne. L’école constitue en effet le premier lieu d’apprentissage de la citoyenneté, du patriotisme et du civisme. Mais l’idée maîtresse restera, tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, de faire des garçons de bons citoyens, de robustes ouvriers et de valeureux soldats, des filles de bonnes épouses et mères.


Dès 1791, la Constitution prévoit d’organiser une instruction publique gratuite et commune à tous. En 1793, l’instruction devient gratuite et obligatoire pour les enfants de 6 à 8 ans. Les années suivantes font marche arrière, avec l’abandon de l’obligation en 1794 puis de la gratuité en 1795.

Sous l’Empire, l’enseignement primaire redevient l’affaire des congrégations religieuses.

En 1833, la loi Guizot prévoit l’ouverture d’une école de garçons dans toutes les communes de plus de 500 habitants. En 1850, la loi Falloux impose aux communes de plus de 800 habitants de se doter d’une école de filles. Ce niveau est abaissé aux communes de plus de 500 habitants par la loi Duruy de 1867. En 1881 et 1882, l’éducation devient véritablement un droit, grâce aux lois de Jules Ferry qui déterminent un enseignement gratuit, laïque et obligatoire pour les filles et les garçons de 6 à 13 ans, scolarité prolongée jusqu’à l’âge de 16 ans en 1959.


Avec les guerres, et pour des raisons essentiellement économiques, une certaine mixité s’instaure progressivement dans les écoles maternelles et primaires. Une circulaire de 1965 évoque la mixité pour les établissements d’enseignement élémentaire nouvellement crées. Cette mixité est généralisée en 1969, pour devenir obligatoire à tous les niveaux de l’enseignement par la loi Haby de 1975.

BORDEAUX D 101

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